La mairie de bayeux et Reporters sans frontières ont inauguré le premier Mémorial des reporters à Bayeux

La mairie de bayeux et Reporters sans frontières ont inauguré le premier Mémorial des reporters à Bayeux


 

La mairie de bayeux et Reporters sans frontières ont inauguré le premier Mémorial des reporters à Bayeux

Pour que les noms des journalistes tués dans l’exercice de leur fonction ne soient jamais oubliés, la ville de Bayeux (Normandie), en collaboration avec Reporters sans frontières, accueille un mémorial entièrement dédié aux reporters tués dans le monde depuis 1944.

L’inauguration a eu lieu le samedi 7 octobre 2006, à Bayeux à l’occasion de la 13e édition du Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre.

Ce Mémorial des reporters, conçu et réalisé par l’architecte et paysagiste Samuel Craquelin, est le premier du genre en Europe. Il sera constitué d’une promenade paysagère ponctuée de pierres blanches sur lesquelles seront gravés les 2000 noms de tous les journalistes qui ont donné leur vie pour avoir voulu nous informer.

L’événement a été aussi l’occasion de rappeler le danger auquel s’exposent quotidiennement les professionnels des médias pour faire leur métier.

Avec 103 journalistes tués en trois ans, la guerre en Irak est sans doute le conflit le plus meurtrier pour la presse depuis la Seconde Guerre mondiale. Les récents conflits au Liban ou en Somalie ont prouvé, une fois de plus, que les reporters qui travaillent en zones de guerre sont particulièrement exposés.

Première ville libérée de France, le 7 juin 1944, Bayeux accueille déjà le Musée Mémorial de la Bataille de Normandie, dédié au débarquement des forces alliées, ainsi que le Mémorial du Général De Gaulle, dans le bâtiment qui abritait le siège des premières autorités de la France libérée.

A la veille de Journée internationale de la liberté de la presse, la mairie de Bayeux et Reporters sans frontières inaugurent le mémorial des reporters

Unique en Europe, le Mémorial des reporters comporte 1889 noms de journalistes tués dans le monde depuis 1944

Reporters sans frontières et la ville de Bayeux (Normandie) ont inauguré, le 2 mai 2007, le Mémorial des reporters, en présence de Patrick Gomont, maire de la ville, Jean-Léonce Dupont, sénateur du Calvados, et Robert Ménard, secrétaire général de l’organisation de défense de la liberté de la presse. Des familles de journalistes dont les noms figurent sur le mémorial seront également présentes.

Ce site, désormais achevé, est composé d’une promenade paysagère ponctuée, à ce jour, de 23 pierres blanches sur lesquelles ont été gravés les noms des 1889 journalistes tués sur la planète dans l’exercice de leur fonction depuis 1944.

Premier du genre en Europe, ce Mémorial des reporters a été conçu et réalisé par Samuel Craquelin, architecte et paysagiste installé à Lillebonne (Seine-Maritime). Il a notamment été lauréat du Prix national du paysage (décerné par le ministère de l’Environnement) en 1995 et du Prix Paysage en héritage (remis par le Sénat) en 2003.

"C’est le seul endroit au monde où le nom de mon mari est inscrit dans la pierre", a déclaré Michèle Montas, veuve du journaliste haïtien assassiné Jean Dominique, à l’occasion d’une visite à Bayeux. Plusieurs familles et proches de victimes sont déjà venus se recueillir sur ce lieu de mémoire.

Depuis le début de l’année 2007, 24 journalistes et 5 collaborateurs des médias ont été tués dans le monde. Avec 167 journalistes et collaborateurs des médias tués en quatre ans, la guerre en Irak est sans doute le conflit le plus meurtrier pour la presse depuis la Seconde Guerre mondiale. Pendant la guerre du Viêt-nam, au moins 63 journalistes ont été tués, sur une période de vingt ans s’étalant de 1955 à 1975. Au cours du conflit en ex-Yougoslavie, entre 1991 et 1995, 49 professionnels des médias ont trouvé la mort dans l’exercice de leur profession. Et en Algérie, 77 journalistes et collaborateurs des médias ont été tués entre 1993 et 1996, pendant la guerre civile. Les récents conflits au Sri Lanka ou en Somalie ont prouvé, une fois de plus, que les journalistes qui travaillent en zones de guerre sont particulièrement exposés.

Première ville libérée de France, le 7 juin 1944, Bayeux accueille déjà le Musée Mémorial de la Bataille de Normandie, dédié au débarquement des forces alliées, ainsi que le Mémorial du Général De Gaulle, dans le bâtiment qui fut le siège des premières autorités de la France libérée. Capitale des plages du débarquement, Bayeux abrite également sur son sol le cimetière militaire britannique.


 

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