En ce qui concerne le guépard, la perte de son habitat, une chasse
excessive et le peu de programmes de reproduction sont de sérieuses
menaces qui inquiètent les spécialistes. Ce félin a déjà disparu de 18
pays et il reste moins de 10 000 guépards en Afrique. Quant au lycaon,
moins de 8000 individus survivent en Afrique, d’où son classement en
annexe II de la convention.
Des propositions ont été faites pour renforcer la
protection de certains cétacés. Pour la première fois, plusieurs
espèces de dauphins et baleines ont été classées en annexe I et quatre
espèces de requins ont été listées en annexe II.
Le très rare dauphin de l’Irrawady (orcaella
brevirostris) survit en très petites populations en Asie du sud-est. La
dégradation de son habitat, les captures, les accidents mortels dus aux
filets de pêche, aux collisions avec les bateaux, les électrocutions...
autant de menaces qui obscurcissent l’avenir de ce dauphin.
Une sous-espèce de tursiop (tursiop truncatus ponticus)
est également menacée par une chasse non contrôlée. Ces deux espèces
ont donc été classées en annexe I.
Le dauphin à bosse de l’Atlantique (sousa teuszi) est
classé en annexe I tandis que le dauphin clymène (stenella clymene), le
dauphin de Risso (grampus griseus), le marsouin (phocoena phocoena) et
la population méditerranéenne du grand dauphin (tursiops truncatus)
sont classés en annexe II.
Le lamantin d’Afrique de l’ouest qui est également particulièrement menacé, a été listé en annexe I.
Trois espèces de requins ont été ajoutées en annexe II
avec quelques réserves : le requin mako (Isurus oxyrinchus), le
requin-taupe (Lamna nasus) et l’aiguillat (squalus acanthias) qui a
perdu 95% de ses effectifs en 10 ans en Atlantique nord, toutes
menacées par la surpêche.
Le vautour Egyptien, victime de l’empoisonnement par
les pesticides, a été ajouté en annexe I de même que la sterne du Pérou
dont il ne reste plus que 2500 individus répartis au Pérou et au Chili
et le fuligule de Baer, fort prisé en cuisine Asiatique, dont la
population est tombée à 5000 animaux.
Le faucon sacré (falco cherrug) a quant à lui perdu 70% de ses effectifs depuis 1990.
Malgré des difficultés financières et l’absence de
protection juridique pour certaines espèces comme les requins, le
secrétaire général de la convention reste optimiste sur les résultats
obtenus tout en reconnaissant que l’humanité fait face à une sixième
extinction de masse...