Contre-Grenelle 2 de l’environnement

Contre le Grenelle 2 des productivistes !
Un nouveau Contre-Grenelle le 2 mai 2009 à Lyon.
Les objecteurs de croissance, antiproductivistes et autres écologistes
savent que la crise financière n’est que le révélateur d’une crise
systémique qui menace l’avenir de l’humanité et dont le moteur est le
productivisme. La solution ne peut être recherchée ni dans l’adaptation
de la nature aux besoins de l’économie ni dans des délires
technoscientistes menaçant l’humanité elle-même. La solution ne peut
pas être cherchée dans l’invention d’une « finance verte » comme moyen
de régulation du système capitaliste productiviste. Nous nous opposons
à toute idée de troisième voie pseudo-écologique comme symbole de
l’union sacrée avec la droite et la gauche productiviste, les milieux
d’affaires et technoscientistes.
Nous nous retrouverons à Lyon le 2 mai 2009 pour dire trois fois NON.
NON au bradage de l’écologie politique sous couvert d’une ouverture aux écologistes de marché.
NON aux capitulards du développement durable même maquillés en défenseurs d’une nouvelle régulation capitaliste.
NON
aux tartufes de l’écologie médiatique qui pillent le vocabulaire de la
décroissance et de l’antiproductivisme sans jamais parler une seule
fois d’anticapitalisme.
Nous nous retrouverons à Lyon le 2 mai 2009 pour dire trois fois OUI.
OUI à un autre partage du gâteau : la première des décroissances doit être celle des inégalités.
OUI
à un vrai débat démocratique dans la clarté : on ne changera pas le
monde dans la confusion idéologique et avec comme partenaires les
grandes transnationales.
OUI à une autre Europe démocratique où chaque pays soit capable de relocaliser ses activités économiques.
PROGRAMME
Matinée (9h30-12h)
Qu’est-ce que le capitalisme vert ?
9 h 30 - Introduction : Paul Ariès (Le Sarkophage)
- Démontage du capitalisme de Nicolas Sarkozy et du
productivisme de la gauche : Yannis Youlountas (philosophe)
- Le vrai visage de Cohn-Bendit : Sophie Divry (La Décroissance)
- L’idéologie nucléaire : Cédric Lucas du Réseau Sortir du nucléaire
Pause musicale par François Gaillard*
10 h 30
- La santé en danger : Catherine Levraud (médecin)
- Marketing, commerce et hyperconsommation : Véronique Gallais (Action Consommation)
- La civilisation de la voiture : Gilbert Dumas (enseignant)
- Les pièges de la monnaie carbone : Aurélien Bernier (altermondialiste)
Midi : Une assiette paysanne (7,20 euros) est proposé par la ferme des sources (Confédération Paysanne d’Isère)
Tables de presse...
Après-midi (14-17h)
14 h - Des organismes génétiquement modifiés aux humains génétiquement modifiés : Philippe Godard (écrivain)
Quelles alternatives au capitalisme vert ?
- Laure Pascarel (Mouvement Utopia)
- Philippe Corcuff (Nouveau Parti anticapitaliste)
- Vincent Cheynet (La Décroissance)
Pause musicale
- Maurice Charrier (maire de Vaulx-en-Velin)
- Corinne Morel-Darleux (Parti de gauche)
- Synthèse des questions ouvertes par la salle
16 h 15 - Conclusion : Paul Ariès
Mini-concert de François Gaillard
17 h : FIN
Lieu : Salle Victor-Hugo, 33 rue Bossuet, Lyon 6e, métro Masséna.
Entrée : 3 euros
Réservation : en envoyant un chèque et une enveloppe timbrée à votre nom
à Casseurs de pub, 11 place Croix-Paquet 69001 LYON
plan d’accès
* François Gaillard
a plusieurs vies : enseignant le jour, auteur-compositeur-interprète la nuit,
dix ans de scène derrière lui et trois albums. Il ne chante pas les « petits riens du quotidien »
mais n’a pas peur d’être un artiste engagé.
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Commander La Décroissance n°57 « Rejetons la croissance verte »
La Décroissance n°57, mars 2009, 2 €. Commander ici
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Un livre collectif à l’occasion du Contre-Grenelle 2 de l’environnement :
Non au capitalisme vert, en librairie en mai 2009, Editions Parangon |
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Retour sur le Contre-Grenelle d’octobre 2007
Le samedi 6 octobre 2007, le Contre-Grenelle rassemble près de 800
personnes à Lyon. L’affluence est telle que les intervenants sont
obligés, après avoir discouru dans la salle, de répéter leur discours
dehors, devant la foule qui n’a pas pu entrer. Cinq mois après
l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence, alors que tous les
médias mais aussi de nombreux écologistes s’extasiaient devant le
Grenelle de l’environnement, ce Contre-Grenelle affirmait que
« si le Grenelle de l’environnement est sarko-comptatible, le sarkozysme n’est pas écolo-comptatible » (Paul Ariès)
et
« le “travailler plus pour consommer plus” de Nicolas Sarkozy ne peut qu’entraîner l’amplification de la crise écologique »
(Vincent Cheynet). Geneviève Azam, coprésidente d’Attac, Stéphane
Lhomme, porte-parole du Réseau “Sortir du nucléaire”, Christian
Jacquiau, la Confédération paysanne, Nature et Progrès, les
intervenants et associations présentes ont dénoncé la compromission des
ONG environnementalistes envers le pouvoir en place.
«
Et si le Grenelle de l’environnement constituait une pure et simple
supercherie ? interrogeait Jean-Luc Porquet du Canard enchaîné
(10-10-2007). (...) Si le Grenelle n’avait pour but que de la
vampiriser [l’écologie], la vider de toute substance ? » Cet
hebdomadaire était bien le seul à mettre en garde contre le piège de
Nicolas Sarkozy. Les médias dominants ont joué à fond la propagande de
cette opération d’enfumage. Sans aucun recul critique, des milliers
d’articles ont été produits par des journalistes serviles. Le
Contre-Grenelle, lui, aura droit à une couverture presse minimaliste.
Depuis, le président de la République a avoué lui-même la manipulation :
«
Jean-Louis [Borloo] s’en souvient, j’avais l’idée du Grenelle de
l’environnement bien avant mon élection. (…) On a marginalisé en vérité
les mouvements extrémistes verts qui ont de moins en moins d’importance
(…) » (site de l’Élysée,4-11-2008) et Alain Minc, conseiller « proche » de Nicolas Sarkozy, a aussi craché le morceau depuis :
«
Le Grenelle de l’environnement a permis en contrepartie des mesures
pro-environnement de valider le choix collectif en faveur du nucléaire »
(France Inter, 23-9-2008). En octobre 2007, nous donnions alors le
sentiment d’être un peu seuls à tenir un discours dissensuel. Nous
sommes aujourd’hui beaucoup mieux compris même par ceux qui nous
accusaient hier d’être systématiquement contre, de ne pas laisser sa
chance au Grenelle. Le Contre-Grenelle 1 avait réuni les dissidents et
les déçus du Grenelle des dupes. Le Contre-Grenelle 2 fédérera tous
ceux qui refusent le capitalisme vert, c’est-à-dire l’adaptation de la
planète et des humains aux besoins du productivisme. |
Organisateur : La Décroissance
